mardi 23 février 2010

Appel pour soutenir Alain Destexhe,

Appel pour soutenir Alain Destexhe, victime d'une campagne d'intimidation menée par les parlementaires Jamal Ikazban (PS), Ahmed El Khanouss (CDH) et Mahinur Ozdemir (CDH)

QUI VEUT FAIRE TAIRE ALAIN DESTEXHE ?

Incroyable mais vrai : parce qu'il dénonce les radicaux islamistes, le sénateur libéral Alain Destexhe est victime d'un boycott, organisé par quelques parlementaires bruxellois. Le quotidien «  La Capitale  » de ce mercredi 3 février, a interviewé deux de ces parlementaires, Jamal Ikazban (PS) et Ahmed El Khanouss (CDH). Ces deux élus ont décidé de… ne plus serrer la main d'Alain Destexhe.

Jamal Ikazban reproche à Alain Destexhe d' «  entretenir l'islamophobie  ». Il lui reproche aussi d'avoir dénoncé les paroles du rappeur Redouane, qui hurle : «  J'épouserai le Maroc après avoir baisé la Belgique  ». Pour Jamal Ikazban, ce ne sont pas ces paroles qui sont choquantes, mais… Alain Destexhe, qui est «  irresponsable et tient des propos à la limite du racisme  ».

Ahmed El Khanouss, pour sa part, menace carrément Alain Destexhe de porter plainte contre lui au Centre pour l'égalité des chances, «  s'il dépasse la ligne rouge  ».

Mahinur Ozdemir, parlementaire CDH et première élue voilée d'Europe, s'exprime aussi dans «  La Capitale  ». A propos d'Alain Destexhe, elle dit : «  Les gens qui me méprisent, je les méprise aussi  ».

En signant cet appel, nous voulons exprimer notre entière solidarité avec Alain Destexhe.

Alain Destexhe est la cible d'une campagne d'intimidation menée par Jamal Ikazban, Ahmed El Khanouss et Mahinur Ozdemir. Pourquoi ? Parce qu'il a osé critiquer l'attitude des radicaux islamistes, notamment dans le livre « Lettre aux progressistes qui flirtent avec l'islam réac », coécrit avec le journaliste Claude Demelenne. Le seul « crime » d'Alain Destexhe est de dénoncer ceux qui, aujourd'hui en Belgique, remettent en cause l'égalité hommes-femmes, rejettent la mixité, revendiquent le droit de porter partout le voile, y compris à l'école et dans les administrations, réclament des jours fériés adaptés en fonction des traditions musulmanes…

Alain Destexhe a le courage de dire tout haut ce que pense une grande majorité du peuple belge

Il exprime toujours ses positions avec respect et courtoisie. Il a le souci de ne jamais stigmatiser une religion ou une communauté.

Le sénateur Alain Destexhe dérange parce qu'il met le doigt sur les dérives d'une minorité de fondamentalistes. Jamal Ikazban, Ahmed El Khanouss et Mahinur Ozdemir sont connus pour leur proximité avec les milieux les plus réactionnaires de certaines mosquées. Ils sont mal placés pour donner des leçons d'ouverture et de tolérance.

Nous soutenons le travail d'Alain Destexhe, et celui de tous ceux qui défendent notre démocratie, contre les extrémismes, quels qu'ils soient.




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J'ai fait un rêve

Transmis par F.Monti

J'ai fait un rêve.

D'un Maghreb où s'érigeraient des églises catholiques, des temples luthériens, des synagogues.
D'un Afghanistan où de jeunes catholiques pourraient préparer un pèlerinage à Lourdes.
D'un Iran ou d'un Irak où des Loubavitchs pourraient se promener en papillotes.
D'un Pakistan où seraient organisées les prochaines JMJ.
D'un Islam sans charria, sans burqa, où mes sœurs musulmanes ne seraient ni lapidées parce qu'elles sourient sans leur voile, ni traitées en pestiférées sociales.
D'un monde sans Al Quaïda, où les traders salueraient encore les femmes de ménage mexicaines avant de prendre l'ascenceur, où l'on pourrait encore prendre une bouteille d'eau dans un avion.
Je mélange tout? Je mélange tout, sans doute, en ces temps où l'identité nationale a des relents de gruyère et de lingots, en ces jours Zurich vaut bien un appel du Muezzin...
Mais quelque part, sans me compromettre ni vouloir risquer une lapidation, je comprends... Je comprends qu'il convient parfois d'oser le courage, et de cesser les œcuménismes à sens unique...
Je comprends la "Heidi touch", même si, populiste et rétrograde, elle nous renvoie à nos croisades et à notre peur du Sarrazin. Car je suis fatiguée. Fatiguée de baisser les yeux quand je marche, légèrement terrorisée, dans un quartier arabe", oh, pas à Jérusalem, non, juste chez moi, dans ma ville rose. Car j'en ai soupé de manger Hallal à la cantine de mon collège. Car j'en ai assez de croiser des étudiantes en burqa au département d'arabe jouxtant mon
département d'allemand dans une université soit disant soumise à la loi sur la laïcité.
Car je suis une fille de Charlemagne et de Roland, de Saint-Louis et du chêne, car je suis La Pucelle et pas Fatima, car mes ancêtres, oui, sont Gaulois, celtes, vikings. Ma vie n'est certes plus rythmée par l'angélus de l'aube et l'angélus du soir, mais en moi coule le sang des bâtisseurs de cathédrales. Et la colline de Vézelay, oui, m'est plus familère que la Pierre Noire de La Mecque.
Alors quand les petits Suisses disent tout haut ce que plein de monde pense tout bas, et au risque de froisser mes nombreux amis musulmans, mes amis poètes, artistes, enseignants, mon épicier, mes anciens voisins, j'ose l'écrire: restaurons nos églises, admirons nos vitraux, chantons quelques beaux cantiques, expliquons à nos écoliers ce qu'est Noël, au lieu de nous demander s'il est de bon ton de construire une mosquée dans chaque village!
J'écoute du Raï, je suis la reine du couscous, je ne vote pas Le Pen. Mais: Le jour où mes amies musulmanes ne seront plus lapidées au moindre pantalon dépassant d'une burqa, le jour où je pourrai bronzer en monokini sur les plages d'Agadir, le jour où une église se construira à Kaboul, alors là oui, j'oserai critiquer cette décision suisse de ne plus construire de minarets.

Sabine Aussenac.

Professeur d'allemand

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